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Côte d’Ivoire : Je sais ce que je perds en quittant le PDCI pour le Rhdp (Malick Fadiga)

Nommé vice président du PDCI-RDA il y a trois mois, Malick Fadiga, anciennement délégué du parti à Bouaké dans le centre de la Côte d’Ivoire a annoncé son adhésion au RHDP dimanche 9 juin 2019 à Bouaké, en présence du ministre Amadou Koné.

En présence de plusieurs membres de sa famille venus des régions du WorodougouBéré et Bafing ( District du Woroba), Malick Fadiga, fils du doyen Lamine Ba Fadiga, fidèle compagnon du père fondateur de la nation ivoirienne, a invité connaissances et presse, dimanche 9 juin 2019 au sein de la cour familiale à Bouaké, au quartier Commerce pour leur annoncer son départ du PDCI-RDA.

« Le RHDP est un beau vase en cristal à l’image de la Côte d’Ivoire. Vous connaissez l’amour que je porte pour feu Félix Houphouêt-Boigny. Il n’aurait jamais imaginé que ses enfants puissent graver son nom de façon indélébile », a dit l’homme d’affaires.

Sur les raisons de sa sortie du PDCI-RDA, il a dit : «  Je déplore ce discours identitaire, car ce n’est pas le moment. Connaissant l’attachement du président Houphouêt-Boigny au RDA, en tant que fils et héritiers, nous n’avons pas à  le perdre de la sorte. Je suis donc surpris et déçu du discours identitaire de Bédié ».

 

Lorsqu’on lui demande pourquoi ce virement maintenant, il a répondu : « Cela a été longuement muri. Aujourd’hui nous devons donner l’exemple pour que la Côte d’ivoire se rassemble au delà des clivages politiques. J’ai passé 40 ans au PDCI. Mon grand père maternel a écrit les statuts du PDCI-RDA. Mon père fut compagnon du président Houphouêt-Boigny. Je sais ce que je perds en quittant le PDCI. Mais je pense que j’ai le devoir de me le permettre ».

Présent à la cérémonie, le ministre ivoirien des transports a à son tour saisi l’occasion pour réagir aux récents propos du président Henri Konan Bédié.

«  Il faut se désolidariser de cette façon de faire de la politique. De tout ce qui va créer la désunion entre les Ivoiriens. Il faut accompagner tout ce qui permet de vivre ensemble. Il faut s’éloigner de tout discours  guerrier qui va fragiliser la société. Ce n’est pas bon, car cela crée des tensions inutiles dans le pays. Ce n’est pas bon parce que cela éloigne tous ceux qui veulent investir dans le pays. C’est totalement irresponsable de faire cela. Les conséquences sont graves et c’est pour ça qu’il faudra condamner tous les propos tendant à fragiliser le pays » a dit Amadou Koné.

Philippe Kouhon, envoyé spécial dans le Gbêkê

 

Dernière modification le 09/06/2019

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Philippe Kouhon

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