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    Partenariat des leaders pour la forêt et la climat : arrêter et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d’ici 2030

    Partenariat des leaders pour la forêt et la climat : arrêter et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d’ici 2030
    Publié le
    Par
    Yaya Kanté
    Lecture 3 minutes

    Le partenariat des leaders pour les forêts et les climats a été lancé en marge de la COP27 en Égypte. Cette invitation vise à arrêter et inverser la perte des forêts et la dégradation des terres d’ici 2030.

    Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du développement rural, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, a pris part, le mardi 8 novembre 2022, au lancement du Partenariat des leaders pour la forêt et le climat, dans le cadre de la participation de la Côte d’Ivoire à la COP27. Cet événement s’est déroulé au pavillon du Royaume-Uni et a vu la participation des plus importants pays producteurs de matières premières agricoles au monde, les pays consommateurs, ainsi que des représentants de la société civile et des communautés autochtones.

    Le Partenariat des leaders pour la forêt et le climat (FCLP) à la COP27, unit l’action des gouvernements, des entreprises et des dirigeants communautaires, pour arrêter et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d’ici 2030, tout en assurant un développement durable et en promouvant une transformation rurale inclusive.

    Au cours de cet événement, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, a rappelé les initiatives prises par la Côte d’Ivoire en faveur des petits exploitants agricoles et de la préservation des forêts. Ci-dessous ses propos.

     ———-

    « Mesdames et Messieurs,

    Distingués Délégués,

    Comme vous le savez, la Côte d’Ivoire est un pays dont l’économie repose fortement sur l’agriculture. Nous sommes premier producteur mondial de cacao, mais également producteur majeur de plusieurs autres matières premières agricoles dont le caoutchouc, l’huile de palme, l’anacarde et le coton. Nous menons également de vastes programmes pour l’accroissement de la production vivrière.

    Tous ces efforts d’accroissement de la production agricole, bien qu’importants pour l’amélioration du bien-être des populations, interpellent le Gouvernement de mon pays quant à la préservation de l’environnement et à la durabilité des forêts.  Conscients donc des enjeux socio-économiques et des défis environnementaux et climatiques liés à ces écosystèmes, nous avons pris un certain nombre d’initiatives pour la promotion du développement durable.

    D’abord, le Gouvernement s’est résolument engagé à participer activement à la mise en œuvre de la politique de réhabilitation des forêts pour recouvrer au moins 20% du couvert forestier. En plus, l’anacardier étant reconnu comme élément important de lutte contre la déforestation, un programme de captation du carbone est en cours d’exécution dans toutes les zones de production de cette spéculation.

    Deuxièmement, en plus de l’adoption d’une stratégie du cacao durable, le Ministère a démarré un programme d’agroforesterie dans les exploitations cacaoyères et encourage la mise en place d’un système de traçabilité unique qui couvrira toute la chaîne de valeur de la filière cacao. Dans ce cadre, le recensement des producteurs de cacao a été fait, permettant ainsi de donner à chacun une carte de producteur avec identifiant unique. Cette carte permet un contrôle sur l’origine du cacao et la capacité de chaque producteur lors de la commercialisation du cacao.

    Troisièmement, le Ministère  a adopté des systèmes de restauration de la fertilité des sols, à travers l’utilisation des légumineuses dans les champs de manioc et autres cultures vivrières pratiquées sur de grandes superficies telle que la banane plantain.

    Enfin, un projet d’assurance agricole a été lancé avec la BOAD afin de fournir aux petits exploitants un moyen de résilience aux changements climatiques.

    Mesdames et Messieurs,

    Toutes ces initiatives ont été reversées, lors de la COP15, dans le Programme Héritage d’Abidjan.

    Le Programme Héritage d’Abidjan nous apparait comme un document fédérateur qui peut enrichir le dialogue FACT, non seulement en termes d’échanges sur les bonnes connaissances, mais également et surtout en termes de mobilisation des ressources financières pour l’atteinte de nos objectifs de préservation de l’environnement et la durabilité des forêts.

    C’est sur cet appel que je voudrais clore mes propos, tout en vous remerciant de votre aimable attention. »

    Yaya K avec Sercom 

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